Thomas Clay, président de la haute autorité des primaires citoyennes : « Tout a bien fonctionné »

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« Il n’y a évidemment aucune manœuvre ni bidouillage », assure ce professeur de droit, au lendemain du premier tour de la primaire à gauche, entachée par une polémique sur les résultats.

Thomas Clay au soir du premier tour de la primaire à gauche, le 22 janvier.

Thomas Clay, professeur de droit, juriste expérimenté et spécialiste de l’arbitrage, préside la haute autorité des primaires citoyennes, chargée de veiller au bon déroulement de ce scrutin. Il conteste les soupçons portant sur la participation au premier tour de la primaire à gauche.

Quelle appréciation portez-vous sur le déroulement du premier tour de la primaire ?

Tout d’abord, je tiens à souligner que tout s’est bien passé, que nous n’avons rencontré aucune difficulté majeure bien que cette primaire ait été mise en place dans des conditions rapides, même si on a pu s’appuyer sur un savoir-faire. On ne déplore aucun incident majeur. C’est donc satisfaisant à la fois pour les organisateurs et pour la haute autorité.

Les chiffres de participation semblent, malgré tout, sujets à caution, du moins tels qu’ils ont été communiqués au cours de la nuit.

En réalité, les chiffres de la participation ont été absolument constants tout au long de la nuit. Simplement, à un moment, une information a été donnée sur un chiffre antérieur présenté comme postérieur. Cela a suscité des interrogations mais, dès l’annonce de 20 h 30, on était sur un étiage de 1,5 à 2 millions de votants. On finira au milieu de cet étiage, à plus de 1,6 million.

On s’interroge également sur le nombre de bureaux de vote. Depuis le début des opérations, il a été annoncé par le comité d’organisation que 7 530 bureaux de vote allaient être installés ; le nombre réel, en définitive, selon vos propres informations, avoisine 7 130, soit 400 de moins.

Le nombre final de bureaux de vote est de 7 208, notamment parce qu’il y a des bureaux qui ont fusionné dans la journée. Les organisateurs avaient dédoublé ou détriplé des bureaux dans des lieux uniques qui ont finalement été fusionnés.

A l’inverse de la primaire de la droite, vous n’avez communiqué au fil de la nuit que les résultats totalisés au niveau national. Quand pourra-t-on disposer des résultats détaillés par bureaux de vote, circonscriptions et départements pour éviter toute contestation ?

C’est prévu par les organisateurs de manière imminente, ce n’est pas la haute autorité qui s’occupe de ça. Mais puisque vous faites référence à l’organisation de la primaire de la droite, qui a réussi, il faut bien comprendre que nous n’étions pas du tout sur le même schéma. Les noms des deux organes, haute autorité et comité d’organisation, ont beau être identiques, les fonctions ne sont pas les mêmes. A droite, la haute autorité organisait le scrutin, c’était une structure indépendante, avec des permanents, le comité d’organisation n’étant qu’un lieu d’arbitrage politique. Chez nous, c’est bien le comité national d’organisation [présidé par Christophe Borgel] qui organise et la haute autorité contrôle, valide et assure l’équité entre les candidats.

Comment était organisé le circuit de remontée des informations ?

Le système que nous avons mis en place a très bien fonctionné. En réalité, à 20 heures, on avait déjà les résultats de 2 000 bureaux de vote. Cela a été tellement satisfaisant que nous avons décidé d’attendre 20 h 30 pour l’annonce afin d’avoir déjà plus de 3 000 bureaux de vote.

Pourquoi certains bureaux de vote ont-ils, eux, mis du temps à remonter ?

C’est dû au fait que l’interface internet était d’utilisation un peu compliquée pour certains présidents de bureau de vote. Il fallait à la fois rentrer les chiffres et faire des photos des procès-verbaux et télécharger. C’est ce qui explique des retards.

Vous contestez les soupçons sur les résultats et la participation au premier tour de cette primaire ?

Je vous répète que tout est venu d’une erreur d’affichage non pas d’un chiffre de participation mais de l’horaire auquel ce chiffre a été donné. Il n’y a évidemment aucune manœuvre ni bidouillage et la haute autorité s’en porte absolument garante. Si j’avais eu le moindre doute, je n’aurais rien annoncé. Les chiffres de participation définitive qui seront annoncés seront validés par la haute autorité. Je conteste absolument et formellement les causes de cette effervescence auto-alimentée à partir de rien ou presque. Il n’y a aucun problème : on finira au montant de participation auquel on s’attendait depuis le début et les résultats annoncés dimanche à 20 h 30 sont presque identiques aux résultats quasi définitifs.

Et j’insiste sur le fait que tout a bien fonctionné. On aurait pu avoir des intrusions extérieures, des bureaux qui n’ouvrent pas, on aurait pu avoir de la fraude… Rien de cela ne s’est produit. Le pire que nous avons eu à affronter est la tempête tropicale en Polynésie !

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